Architecte DPLG (École nationale supérieure d'architecture de Paris-La-Villette) et docteur en anthropologie sociale (École des hautes études en sciences sociales à Paris), Salima Naji est engagée dans de nombreux projets de protection du patrimoine oasien. Elle fonde son agence au Maroc en 2004 afin de proposer une alternative constructive privilégiant les technologies des matériaux premiers et biosourcés dans une démarche d’innovation respectueuse de l’environnement.
Sa pratique est doublée d’une activité scientifique dans de nombreux programmes de recherche-action internationaux qui interrogent la durabilité et la relation profonde entre les sociétés et leur environnement. Elle est membre du comité scientifique du Musée berbère du Jardin Majorelle depuis sa création en 2011 et développe une importante réflexion sur la médiation culturelle et la transmission du patrimoine. Chevalier des Arts et des Lettres (2017), elle a publié de nombreux ouvrages d’architecture, parmi lesquels Art et architectures berbères (2001), Portes du Sud marocain (2003), Greniers collectifs de l’Atlas (2006) ou encore Le Ksar d’Assa. Sauvegarde d’un port du Maroc saharien (2013).