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L’œil solaire

L'Allégorie platonicienne de la Caverne
Auteur(s):
ISBN: 978-2-94-0406-80-7
Date de publication: 22.10.2015
Nombre de pages: 256

28 CHF

Description du produit

Pour les anciens Grecs, le regard est hélioeidès. Il émet un flux visuel de nature lumineuse qui se conjoint à la lumière solaire pour rendre visibles les choses éclairées. Il est aussi, loin de tout miroir, le moyen – grâce au regard d’autrui recroisé avec le sien propre – de s’attester mutuellement de son existence. En tenant pleinement compte de ces conclusions, avancées par des spécialistes de l’histoire de l’optique et de l’iconographie, Frank Pierobon propose une relecture philosophique de l’Allégorie platonicienne de la Caverne dont les conséquences, multiples, ouvrent à une compréhension renouvelée du plus fameux des mythes platoniciens.

Ce gain interprétatif est mis à profit dans la seconde partie de L’oeil solaire, où sont réévalués philosophiquement le refus très marqué d’un Socrate par rapport à l’écriture et son articulation avec sa propre réincarnation scripturale,  le dialogue, forme littéraire tout à fait nouvelle pour l’époque. Frank Pierobon met ainsi en lumière la double valence de l’écriture platonicienne, à la fois testimoniale – redonnant vie à Socrate pensant – et eidétique – réactivant le mouvement débordant de la pensée à partir de la figure du philosophe.  Il propose ainsi une réflexion novatrice sur la pensée selon qu’elle naisse du dialogue et de la vie (où l’échange de regards joue un rôle essentiel) ou bien de l’écriture.

Information complémentaire

Dimensions 210 x 140 mm

Table des matières

Avant-propos  11

LA CAVERNE, UN MONDE D’OMBRES
Première partie | 17

La conception grecque du regard | 17
La logique propre au regard dans l’Antiquité | 19
Le vis-à-vis des visages | 28
La Gorgone : à quoi exactement fait-elle exception ? | 38
Le profil pictural, équivalent d’une troisième «personne grammaticale» ? | 44
Une prémisse délibérément absurde: les prisonniers de la Caverne | 47
Comment se définit l’eikasia dans l’économie de la Caverne ? | 59
L’imagination ne peut pas imaginer ce qu’est la pensée | 67

L’ANALOGIE DU SOLEIL ET DU BIEN
Deuxième partie | 71

Le sensible et l’intelligible | 71
La Logique de l’Analogie | 77

LA LIGNE
Troisième partie | 91

Construction de la Ligne | 97
Égalité topologique entre pístis et dianoia | 100

NOESIS OU DIANOIA: QUELLE EST L’AFFAIRE DE LA PENSEE ?
Quatrième partie | 119

Introduction : pour sortir du «Tout ou Rien» | 119
La pensée pense au-delà de ce qui la rend possible | 129
S’entendre-parler: la question du soliloque entre Husserl et Derrida | 145
Le «vouloir-s’entendre-parler absolu» (Jacques Derrida) | 151
La genèse de l’Idée| 171
Le soliloque du remords | 174
L’idéation : épiphénomène du dialogue ou de l’écriture ? | 180
Le dialogue socratique au risque de l’écriture | 192
Le dialogue socratique et le combat contre la sophistique | 197
Mimèsis et idéation: le dialogue platonicien | 208
Penser l’écriture et écrire sa pensée | 225
Pourquoi un dialogue plutôt qu’un récit ? | 229

L’IMPOSSIBLE RETOUR DANS LA CAVERNE
Cinquième partie | 235

«Imagine encore que cet homme redescende dans la caverne…» | 236
La caverne dionysiaque et la polis apollinienne | 241

«CAR VOIS-TU, CE QU’IL Y A DE TERRIBLE DANS L’ECRITURE, PHEDRE…»

Conclusion |247